Astrologie, son histoire au fil du temps

 Geoffrey Cornelius et Paul Devereux, définissent l’astrologie selon lequel :

« plus d’un site archéologique antique présente des preuves irréfutables d’un alignement avec des phénomènes tels les levers de Soleil aux solstices et équinoxes. Les couchers de Lune aux maxima et minima de déclinaison et, parfois, avec les étoiles ou les planètes. »

Astrologie, son histoire au fil du temps

Astrologie, son histoire au fil du temps

L’usage populaire du terme astrologie renvoie généralement à l’astrologie occidentale. Ses versions populaires sont les horoscopes des revues ou les affinités des signes du zodiaque.

Si elles sont généralement considérées comme des échos lointains et déformés de l’astrologie historique, elles en restent la manifestation ainsi que l’expression la plus répandue.
Considérait comme une pseudo-science ou une superstition, l’étude des astres fut jadis prise très au sérieux.

L’astrologie s’est toujours nourrie des découvertes de l’astronomie. En effet, elle se fonde sur des calculs astronomiques pour établir les thèmes astraux. Ainsi elle souhaite utiliser les éphémérides les plus précises possible pour déterminer les positions des corps célestes. En outre, avant la diffusion à grande échelle de ces éphémérides (ou des logiciels qui les incluent), l’astrologue devait lui-même, et souvent à l’œil nu, déterminer les positions des astres. Il fallait donc nécessairement être aussi astronome avant de prétendre être astrologue.

Alors les astronomes grecs de l’Antiquité, même s’ils ne l’affirmaient pas explicitement, faisaient clairement la différence entre ces deux notions fondamentales. Ainsi Ptolémée traitera lui,  d’astronomie et d’astrologie dans deux ouvrages distincts. Respectivement dans l’Almageste et le Tetrabiblos.

Histoire de l’Astrologie Orientale …

De l’église catholique …

Les premiers écrits connus qui concernant les astres remontent à 5 000 ans. Ainsi c’est sous la forme de tablettes d’argile qu’ont été consignés tous les relevés des mouvements planétaires. Observés dès lors par des prêtres érudits de Mésopotamie. Le mouvement des astres étant perçu comme volonté divine, les prêtres ou astrologues servaient de traducteurs. L’astrologie était donc réservé au cadre sélectif des hommes d’église.

Ainsi la fonction de prêtre était liée à celle d’astrologue. Car dans l’esprit des Babyloniens, des sacrifices ou des rites expiatoires pouvaient concilier les dieux. Aussi ‘est ce qui permit que le fatalisme astral ne se développe que tardivement. Seulement après la conquête de la Babylonie par le roi Perse Cyrus en 539 av. J-C. et la confrontation avec la doctrine de Zarathoustra. Dès lors, la croyance en la destinée ouvrit la voie à l’astrologie individuelle. Et dès lors donna naissance à nos premiers horoscopes. Ainsi les plus vieux horoscopes connus proviendraient de Babylone et dateraient de 410 av. J.-C.

… A la découverte du monde.

La première division du zodiaque aurait été opérée par les Sumériens qui serait devenue une division en douze secteurs du fait des Babyloniens.

Les premiers thèmes astraux individuels seraient dès lors apparus au Ve siècle avant notre ère, avec une référence à douze signes. Ces douze signes sont énumérés dans un texte cunéiforme datant de 419 av. J.-C.. A l’époque, il s’agissait là d’un zodiaque sidéral correspondant aux constellations actuel de notre zodiaque.

Mais parallèlement à cette astrologie, des systèmes différents se forment en Chine, en Amérique précolombienne et sans doute dans d’autres civilisations. Ainsi l’astrologie chinoise et l’astrologie chaldéenne sont les seuls systèmes ayant perduré jusqu’à nos jours. De ces « restes » d’astrologie ancienne, nous définissons l’astrologie actuel comme dérivant de tous les systèmes d’astrologie actuellement connus. Ou dérivant des deux, comme dans le cas de l’astrologie tibétaine.

Jusqu’à l’époque Gréco-Romaine.

Dans son Histoire de l’astrologie, Wilhelm Knappich a écrit :

« Sous l’influence des philosophes et des mathématiciens grecs, la divination babylonienne qui avait jusque-là un caractère général (collectif) devint l’astrologie individuelle hellénistique, création étrange se situant entre la religion astrale et la science, entre la spéculation métaphysique et l’expérience objective. Elle est parvenue jusqu’à nous avec ses contradictions et ses énigmes. »

Le tableau des correspondances de Ptolémée

Le tableau des correspondances de Ptolémée

Successeur d’Hipparque, il a découvert la valeur de la précession des équinoxes. Ainsi Ptolémée a remplacé le zodiaque sidéral, (qui prenait pour point de repère une étoile fixe), par le zodiaque tropical commençant au point vernal.

D’autres l’avaient précédé dans cette démarche, mais c’est l’autorité de Ptolémée qui fit vraiment école. La première grande synthèse de l’astrologie occidentale, le Tetrabiblos, fut écrite par Ptolémée. A l’époque de la domination romaine en 140, il posait déjà les principes de ce qui deviendrait plus tard l’astrologie moderne. Ptolémée a donc cherché à bâtir un modèle rationnel pour cette discipline basé sur la doctrine aristotélicienne causaliste. En écartant les éléments qui le gênaient, il a laïcisé l’astrologie hellénistique.

Ainsi ne faisant pas référence aux dieux grecs dans son exposé théorique, il a permis la large diffusion de cette science moderne dans les mondes arabe et chrétien du Moyen Âge.

En Passant par les Mondes Arabes

En l’an 529, l’empereur Justinien fit fermer les écoles de philosophie d’Athènes. Les érudits de l’époque, les maîtres du néo-platonisme, se réfugièrent à Gundishapur chez les Sassanides en Perse. Et les conquêtes musulmanes s'emparèrent de Gundishapur qui avait alors une très grande réputation.

Vers 850, Alkindi (Ya’ kûb ibn Isâk Sabbâh al Kindi), originaire de Bassorah, traduisit de nombreux textes en arabe, dont ceux d’Aristote. Mais il écrivit aussi plus de 200 traités sur tous les sujets possibles, dont l’astronomie, qui à l’époque ne se distinguait pas de l’astrologie. Ainsi son disciple, Albumasar (mort en 886) fut plus tard l’astrologue de Bagdad.  C’est lui qui propagea les idées d’Al-Kindi dans son « Liber magnarum coniunctionum » lequel eut une forte influence sur l’étude des astres au Moyen Âge.

Un autre astrologue important fut Thébit (mort en 901). Il était Sabéen, originaire d’Harran. Là-bas, il recueillait les connaissances astrologiques mésopotamiennes. Ainsi elles vinrent enrichir les connaissances arabo-musulmanes. Thébit vécut à Bagdad et devint l’astrologue du calife d’Antioche. Il enseignait notamment que chaque planète possédait un « daemon », c’est-à-dire un esprit ou une intelligence qui la guidait.

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